Collectif | Venise : aquarelles de Turner
Collectif | Venise : aquarelles de Turner | Bibliothèque de l'image (Paris),1995,1 Vol. ; 290 x 250 mm ; 95 p. ;,(17H4)
Broché couverture souple illustrée en couleurs ; dos et plats en bon état ; nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte , très bon état général ; Préf. de Andrew Wilton - trad. de l'anglais par Catherine Bednarek ; Turner, Joseph Mallord William (1775-1851) ; On arrive à Venise comme, après tous les mélancoliques de l’insomnie, on finit par descendre sur la plage d’un songe. On vole vers Venise comme à un rendez-vous d’amour. La hate du désir fait compter les minutes lentes. On désespère de toucher au bonheur : la ville ne paraît pas. Rien ne l’annonce. On la cherche au Levant. On s’attend à en voir quelque signe, et sur le ciel flotter les pavillons de la chimère : l’horizon, où elle se dérobe, est un infini muet, miroitant et désert. Parfois, on a cru découvrir une tour, un clocher sur la plaine marine ; mais on doute du mirage salin. Est-ce la mer ? Est-ce la terre ferme ? Ou plutôt, quel mélange fluide, quel transparent accord des deux pates sur la palette ? Tout est ciel ! C'est le ciel immense des salines, une vasque de rose et d’azur tendre, un océan de nacre, qu' irise, ça et là, quelque perle de nuage. On appelle la mer, et l’on l'a au dessus de soi, ce firmament tranquille. Puis, le crépuscule rougit. Une tache de sang coule sur la voûte et s’étend vers la terre. Venise n'apparit toujpours pas ; Elle est la-bas , pourtant , dans l'ombre lucide , d'un violet si délicat et si languissant qu'on pense au sourire de la volupté douloureuse ( André Suares) ; (17H4)"
Fiche technique
AD00000265
9782909808246
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