Histoire du réarmement allemand depuis 1950
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Moch, Jules | Histoire du réarmement allemand depuis 1950

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Prix Club : 13,50 € TTC
Moch, Jules | Histoire du réarmement allemand depuis 1950 | R. Laffont (Paris),1965,1 vol. ; 135 x 215 mm ; (411 p.) ;,(17H3)
Broché couverture souple à rabats ; couverture état d'usage ; intérieur en bon état ; Collection : L'histoire que nous vivons ; 28 octobre 1950 : les douze ministres de la Défense, qui composent le Comité de Défense atlantique, se réunissent à Washington pour discuter des plans de défense atlantique élaborés par les différents gouvernements alliés. À l’ordre du jour, une question présente un caractère explosif : celle du réarmement allemand, que, pour la première fois, le gouvernement des États-Unis propose à ses alliés. En ce 28 octobre 1950, dans la vaste salle de l’Auditorium de Washington, les douze ministres et tous leurs experts, civils et militaires, doivent définir les points de vue de leurs gouvernements respectifs et rechercher un accord. Deux thèses s’affrontent, qui paraissent incompatibles. Le gouvernement français, opposé au réarmement allemand, propose, à titre de compromis, la création d’une armée européenne, sous l’autorité d’un ministre européen de la Défense, lui-même responsable devant un Parlement européen : cette armée n’admettrait de contingents nationaux qu’à l’échelon du bataillon ou, au plus, du régiment, mais non de la division. Celle-ci posséderait en effet, en raison de son caractère interarmées, une autonomie que le gouvernement français de l’époque se refuse à donner à des formations allemandes. Le plan américain prévoit une armée intégrée au sommet, mais échappant à toute autorité politique unique et comportant des divisions allemandes. Au surplus, et contrairement à la thèse française, des officiers allemands siégeront inclus dans l’État-Major international du Commandement suprême. Aujourd’hui, quinze ans plus tard, l’armée allemande est devenue la plus puissante force conventionnelle — deux divisions modernes — au sein de l’OTAN. Il ne lui manque plus qu’un armement nucléaire, que déjà ses états-majors sont réclamé. Pour la France, cette situation ne s’est pas instaurée sans déchirements intérieurs, dont l’épisode de la C.E.D. fut le plus dramatique. Face au fait accompli, et quel que soit le trouble des consciences, peut-on du moins se dire que cette renaissance sans précédent aura servi ? Mais à qui ? Les questions viennent en foule à l’esprit : ce réarmement n’est-il point contraire aux engagements souscrits par l’Allemagne pendant la guerre et au lendemain de la victoire ? N’est-il pas de nature à aggraver les tensions entre l’Est et l’Ouest ? Ne ravivera-t-il pas les craintes des voisins de l’Allemagne, les rejetant plus encore dans l’orbite de Moscou ? De quoi peut être deux divisions périmées elles dans une guerre nucléaire ? Il faut connaître le dossier du réarmement allemand, si l’on veut tenter d’établir un bilan d’opération. Et ce dossier, qui couvre une période allant de 1950 à 1955, nul, sans doute, n’était plus qualifié, mieux placé que Jules Moch pour l’ouvrir, car il l’a vécu, pour ainsi dire, au jour le jour, et parfois douloureusement. Le connaissant à fond, il dit tout ce qu’il sait. (17H3)"

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Fiche technique
AD00000232
1 Livre
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