Gonzalès, Emmanuel | Les Gardiennes du trésor, par Emmanuel Gonzalès
Gonzalès, Emmanuel | Les Gardiennes du trésor, par Emmanuel Gonzalès | E. Dentu (Paris),1893,In-16, 294 p. ;,(16D1)
Reliure bradel demi toile bleue, fer doré à l'encre sur le dos. TBE. Élis Froëbom, jeune matelot suédois, découvre lors d’une fête que sa sœur Christine, disparue depuis des années, est devenue une femme perdue. Fou de rage et de honte, il est sauvé d’un meurtre par Pétrina, une jeune femme pure et charitable. Désespéré, il rencontre Gudleick, un recruteur mystérieux et manipulateur, qui l’attire vers les mines de Falun en lui promettant richesse et l’amour de Pétrina. Pétrina, qui symbolise la bonté, tente de le sauver, mais Gudleick, accusé de sorcellerie, le pousse à signer un engagement. La foule, en colère, encercle la maison de Gudleick, tandis qu’Élis doit choisir entre suivre son destin souterrain ou écouter Pétrina. es Gardiennes du trésor d’Emmanuel Gonzalès présente plusieurs intérêts majeurs, à la fois littéraires, historiques et symboliques : 1. Exploration psychologique et morale. Conflits intérieurs : Le récit plonge dans les tourments d’Élis, déchiré entre la honte, la colère, l’amour fraternel et la quête de rédemption. Son dilemme reflète des questions universelles sur la culpabilité, le pardon et la loyauté familiale. Dualité bien/mal : Les personnages de Pétrina (pureté, lumière) et Gudleick (manipulation, obscurité) incarnent une lutte morale, offrant une réflexion sur les choix humains et leurs conséquences. 2. Contexte historique et social. La Suède du XVIIe siècle : Le roman dépeint les mœurs, les croyances (superstitions, sorcellerie) et les conditions de vie des marins et mineurs de l’époque, notamment à Goëthaborg et dans les mines de Falun, célèbres pour leur dangerosité et leur richesse. Rôle des femmes : Christine et Pétrina représentent deux archétypes féminins opposés (la chute et la vertu), illustrant les attentes et les jugements de la société envers les femmes. 3. Symbolisme et fantastique. Les mines comme métaphore : Le monde souterrain symbolise l’inconscient, la tentation, et les forces obscures qui attirent ou détruisent les hommes. Les "gardiennes du trésor" évoquent à la fois les richesses matérielles et les valeurs spirituelles. Éléments surnaturels : Les hallucinations, les rêves prémonitoires et la figure du sorcier Gudleick ajoutent une dimension mystique, proche du romantisme noir ou des contes nordiques. 4. Style littéraire. Mélange des genres : Gonzalès combine aventure, drame social et fantastique, avec une narration vivante et descriptive, typique du roman feuilletonesque du XIXe siècle. Influence du romantisme : L’accent est mis sur les émotions, les paysages grandioses (mer, mines) et les destins tragiques, inspirés par des auteurs comme Hoffmann ou Hugo. 5. Thèmes universels. La quête de soi : Élis cherche à se racheter et à trouver sa place dans un monde qui l’a trahi. La manipulation et la liberté : Le récit interroge la capacité des individus à résister aux pressions extérieures (famille, société, désirs). L’espoir et le sacrifice : Pétrina incarne l’espoir et le dévouement, s’opposant au cynisme de Gudleick. 6. Réflexion sur la société. Critique sociale : L’auteur dénonce l’exploitation des mineurs, les inégalités, et la corruption morale, tout en mettant en lumière la résilience des personnages face à l’adversité. (16D1)"
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DF00004370
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